Jacques Lévy
Professeur honoraire de géographie et d’urbanisme à l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), il est membre associé de l’équipe de recherche “Habiter” de l’université de Reims. Le Prix Vautrin-Lud lui a été attribué en 2018.
|
|
Depuis 2019 il dirige depuis sa création la première chaire d’intelligence spatiale en France, hébergée par l’UPHF (Université Polytechnique Haut de France). Jacques Lévy s’intéresse à la dimension spatiale du social pour comprendre la contribution de l’espace et des spatialités à la dynamique des mondes humains, en particulier à l’urbanité et à la mondialisation.
|
|
Il travaille aussi à la théorie du social, à l’épistémologie des relations entre les productions culturelles croisant l’objectif et le subjectif, le cognitif et l’affectif. Cela le conduit à organiser de multiples dialogues entre arts et sciences et à réfléchir aux métamorphoses de l’éthique dans le monde contemporain. Source : Choros Place
Théorie de la justice spatiale
« France périphérique », « centres-villes en déshérence », « déserts médicaux ». Ces expressions font florès, témoignant d’un fait nouveau : la géographie s’est invitée dans le débat public et renouvelle le questionnement, central en démocratie, sur la justice.
À partir d’enquêtes faites auprès de citoyens européens, ce livre explore les enjeux de justice tels qu’ils se posent spatialement : doit-on répartir les services publics (éducation, santé…) en fonction du nombre d’individus ou de kilomètres carrés ? Que signifie concrètement l’égalité des territoires ? Comment découper les villes et les régions pour qu’elles apportent davantage de justice ? Ce livre ambitieux démonte bien des idées reçues sur le prétendu abandon des territoires périurbains et la redistribution de l’argent public ou sur le rôle des « bobos » dans la mixité sociale. Il ouvre aussi un nouveau champ, celui de la géographie de la justice.
En répondant à la question « Qu’est-ce qu’un espace juste ? », il revisite les conceptions de la justice en débat dans le monde, d’Aristote à John Rawls et Amartya Sen. Enfin, il pose un principe fondamental : la définition du juste ne se décrète pas, c’est aux citoyens d’en délibérer. Source : Éditions Odile Jacob



