Séjour à Paris, 8 et 9 mars 2022

Les deux grands axes de la Cordée Horizons-Langues sont l’ouverture culturelle et la découverte des perspectives offertes par les langues (pratiques, cursus et métiers).
Lors du séjour à Paris des 8 et 9 mars, les étudiants d’hypokhâgne du lycée Camille Jullian et les élèves des lycées « encordés » (lycée Brémontier, Bordeaux, et lycée Anatole de Monzie, Bazas) ont pu découvrir deux établissements partenaires, l’ISIT et l’INALCO (notamment en y rencontrant des étudiants ou en participant à des ateliers de découverte), visiter l’exposition « La Ruine de sa demeure » de Mathieu Pernot le jour de la réouverture de la Fondation Henri Cartier-Bresson et assister à une représentation du Don Giovanni de Mozart à l’opéra Bastille.

Pour accéder au programme détaillé, il suffit d’ouvrir le document joint (voir ci-dessous).

Pour saisir l’esprit de la Cordée, voici également un texte de Julia (avant-goût d’autres témoignages) :

Commencer une visite de la ville lumière par un éclairage aveuglant porté sur « La Ruine de sa demeure », c’est d’abord mesurer la chance que nous autres, lycéens et hypokhâgneux, avons de pouvoir non seulement découvrir une cité séculaire, mais encore de pouvoir faire porter nos rêves sur ses murs intacts. L’exposition photographique de Mathieu Pernot, ainsi intitulée, immortalisait la sinistre réalité d’une architecture bouleversée par la guerre, à travers des clichés épurés et poignants, dont la puissance évocatrice marquait encore en filigrane nos pensées lorsque quelques instants plus tard nous tournions le regard vers la pyramide du Louvre, la tour Eiffel dans le lointain brumeux, et les murs imposants des bâtisses lissés par l’effleurement de milliers de mains. Dans un monde comme le nôtre, l’heure n’est plus à la nostalgie, et si l’architecture s’abîme, alors il faut reconstruire avec des briques plus solides : celles des liens humains qui, par-delà les langues et les cultures, ne s’érodent guère. Pour moi, les visites à l’ISIT et à l’INALCO ont été de ce point de vue particulièrement enrichissantes : penser l’avenir, notre avenir, c’est bâtir des ponts entre les langues, les civilisations. Pour les passionnés des langues, l’ISIT offre ainsi des parcours diversifiés, qui m’ont beaucoup attirée. De son côté, l’INALCO, véritable tour de Babel, propose à l’étude une telle foule de langues orientales que le visiteur repart rongé d’un désespoir insupportable : celui de ne pas pouvoir les apprendre toutes. Puisqu’il faut bien commencer quelque part, j’ai personnellement choisi de participer à un atelier d’initiation au coréen proposé dans l’établissement, ce qui m’a permis de découvrir les rudiments de son alphabet et quelques notions sur une civilisation dont je ne connaissais que la face visible et exportable : la cuisine et les smartphones. Entre ces visites, la brillante représentation de Don Giovanni à l’opéra Bastille n’a pu que parachever mon enthousiasme pour ce séjour culturel. Au bout de ces deux jours remplis de découvertes, mon horizon s’est élargi, si bien que je retiendrai cette visite parisienne comme un élément décisif dans mon choix de me spécialiser en anglais ! (Julia R., L1B)