Assister à une exposition virtuelle c’est bien, se confronter avec les œuvres in-situ c’est encore mieux.
Guidés par les médiateurs, les élèves ont pu confronter leurs impressions avec les explications apportées et dépasser ainsi le simple « j’aime, j’aime pas ».
Cette visite a également été l’occasion d’enrichir leurs connaissances sur l’esclavage, le colonialisme et les problématiques géopolitiques actuelles par le biais des contre-récits d’artistes originaires de pays en portant encore souvent les stigmates.
L’œuvre de Na Chainkua Reindorf « Bomi, Second Life » s’inspire ainsi des mascarons qui décorent certaines façades bordelaises. Pour beaucoup ces mascarons à l’effigie d’esclaves illustraient l’origine de la fortune des propriétaires de plantation. L’artiste en propose une relecture poétique où les masques suspendus symboliseraient l’âme de femmes captives qui se noyaient volontairement pour échapper à l’esclavage.
Pour aller plus loin :

